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Casablanca, le 6 octobre 2011
Objet : Droit de réponse à l’hebdomadaire Jeune Afrique
Dans son édition en date du 2 octobre 2011 Jeune Afrique a publié un article qui visait à remettre en cause la bonne gestion et le bon fonctionnement de notre groupe. Considérant qu’il y a manifestement une volonté délibérée de nuire à notre groupe, nous sommes dans l’obligation de répondre de manière factuelle aux allégations et autres informations erronées rapportées par l’hebdomadaire. En effet, devant ce qui semble relever d’une intention de nuire, M. Amine Kandil, Administrateur et Directeur Général de Charaf a demandé au directeur de publication de Jeune Afrique de publier le droit de réponse ci-dessous conformément au code de la presse.
Il est important de préciser en préambule que nous n’avons jamais été contactés par l’auteur de l’article M. Fréderic Maury pour confirmer, infirmer ou encore expliquer les allégations qu’il a jugé utiles de publier. Une discussion préalable de l’auteur avec les dirigeants de notre Groupe, étape à notre avis indispensable dans le métier de journalisme d’investigation, aurait certainement permis d’éviter une multitude d’erreurs, d’imprécisions que comporte cet article :
1. Dès le début de l’article, l’auteur témoigne de « la drôle d’ambiance qui règne au siège « dont il précise l’adresse : Bd d’Anfa à Casablanca. Cette information suppose qu’il s’y est rendu. Notre groupe a déménagé son siège au bord de l’Océan Atlantique, près du Phare depuis plus de deux ans maintenant. Une photographie de l’ancien siège est même publiée pour accompagner et confirmer son propos.
2. L’article dénonce ensuite une violation de la clause de confidentialité par M. Amine Kandil. Il omet de signaler que le dirigeant du Groupe Charaf Fertima avait l’obligation de révéler des informations suite à la parution d’une information en fin 2010 dans une lettre de marché. L’auteur a aussi omis d’informer le lecteur que cela est prévu explicitement dans les dispositions réglementaires. ( article 18 du Dahir portant loi n°1-93-212 relatif au CDVM, et l’article 2 et 5 de la circulaire du CDVM n°05/05)
3. Quant à la prise de participation du fond Moussahama (et non Groupe BCP comme cité dans l’article) dans Charaf Corporation, l’auteur qualifie l’argumentaire de M. Kandil de « message mensonger ». Ceci est une accusation grave et diffamatoire dans la mesure où l’auteur sous-entend ici une malhonnêteté flagrante. Pire, il insinue que la BCP à travers le fond Moussahama n’a jamais cru aux perspectives de croissance du Groupe. Or, il s’agit effectivement d’une reconversion de dettes mais l’auteur a une fois encore omis d’informer que cette reconversion a fait l’objet d’un protocole d’accord entre les deux parties sur la base d’une valorisation figée déterminée d’un commun accord par les deux partenaires.
4. Concernant les écrits adressés par Mtre Azzedine Kettani, il faut préciser qu’un courrier répondant de façon détaillée à l’ensemble des points soulevés a été envoyé par le cabinet Gide en date du 10 juin 2011 soit il y a 4 mois. Pourtant l’auteur affirme qu‘« aucune explication claire n’est donnée à la banque qui pourtant les exige par écrit ». Inutile de préciser ici qu’il a aussi omis d’indiquer que suite à la réponse du groupe, une réunion a eu lieu au siège de la Banque Centrale Populaire en présence du Fonds Moussahama, de la BCP, du Groupe Charaf Fertima et de s a banque-conseil afin de mettre en place un plan d’action pour résoudre ces points de manière concertée.
5. L’auteur présente l’audit du cabinet Mazars de manière tout à fait tendancieuse. Cet audit réclamé par notre actionnaire le fonds Moussahama (dont c’est le droit) et co-financé par notre groupe, a été librement et naturellement accepté par le management du Groupe Charaf Fertima.
6. L’auteur sous-entend à plusieurs reprises dans son article que le groupe à travers ses dirigeants est mal intentionné ou encore que le groupe est « contraint de céder une partie de son patrimoine financier ». Il est utile de préciser que le Groupe Charaf Fertima possède un solide patrimoine foncier qu’il doit utiliser au mieux des intérêts de l’exploitation et de l’optimisation d’un patrimoine. Fertima a aussi vendu le terrain de Casablanca pour une somme de 52 millions Dhs , et a racheté un terrain dans la zone aménagée par Med Z à Jorf Lasfar pour un montant de 51 millions Dhs pour y édifier la principale plateforme industrielle et logistique du Groupe.
7. L’auteur affirme que des cessions immobilières ont été effectuées à des conditions avantageuses au profit d’une autre société appartenant à M. Amine Kandil : Toujours dans le cadre de l’optimisation de son patrimoine, Charaf Corporation a décidé de céder son terrain de Kénitra, entré depuis quelques années dans le patrimoine urbain, pour en faire un lotissement, et de céder le terrain à une société foncière détenue par la famille Kandil qui est dans l’obligation de verser les sommes encaissées après lotissement à Charaf Corp. Le prix de cession a été celui de l’évaluation la plus élevée, réalisée par un expert assermenté et l’ensemble des conditions a été stipulé dans un acte de vente notarié et enregistré, et toutes les formalités ont été accomplies au niveau des organes de gouvernance de Charaf Corp., en conseil d’administration. Les écritures ont été régulièrement passées dans la comptabilité, et ont fait l’objet d’une certification sans réserve, comme l’ensemble des comptes de Charaf Corp. et de Fertima en 2010.
8. Le journaliste évoque aussi des millions d’Euros « disparus » en 2010. La tournure de phrase laisse à penser à des mouvements de trésorerie. Si l’auteur nous avait contactés, il aurait été informé qu’il s’agit d’écritures comptables pour un assainissement en particulier du compte client qui ont du être provisionnées selon les principes comptables et financiers en vigueur. Ensuite, d’une stricte comptabilisation des stocks suite à un inventaire rigoureux avec le concours d’une société de contrôle à la demande du management dans les 25 usines, sites et dépôts commerciaux du Groupe. Enfin, d’une créance provisionnée suite à un litige avec un fournisseur local datant de 2008, même si le management continue des actions en vue de la recouvrer. Ces écritures comptables ont fortement impactés le résultat courant et le résultat net du groupe en 2010.
9. L’auteur écrit « Elles (les sociétés du groupe) ne bouclent leurs fins de mois qu’à la faveur des millions d’euros de découverts qu’elles utilisent ». Il faut rappeler ici que comme toute société ayant une activité saisonnière, les sociétés Charaf Corporation et Fertima bénéficient de lignes de crédit dont le montant est en rapport avec les niveaux de chiffre d’affaires. Les sociétés accordent à leur tour des délais à leurs clients sur la base d’un dossier de crédit, ce qui est l’usage dans le métier.
Pour illustrer ce propos, le 1er octobre 2011, veille de la sortie de l’article, le Groupe à réalisé la meilleure journée de son histoire pour les ventes encaissées : 112 millions de Dh, soit 10 millions d’Euros, déposés sur les comptes bancaires en début de semaine.
Voici donc ce que l’auteur décrit comme un groupe au bord de la faillite.
10. Selon le journaliste, les fournisseurs étrangers du Groupe auraient besoin d’être rassurés. La réalité est que le groupe jouit de leur confiance. Fertima bénéficie ainsi de lignes auprès d’eux dont elle ne disposait pas avant le rachat par Charaf Corp., et ce dans le cadre normal des relations entre des partenaires réguliers.
11. Pour finir, l’auteur affirme « comment comptait-il financer une opération qui lui aurait couté plus de 200 millions d’euros ? » : M. Maury fait aussi une confusion entre prix de cession et chiffre d’affaires de la société SSI que l’état français avait mis en vente mi 2011 et pour laquelle le groupe Charaf Fertima a été short listé dans le cadre d’un processus classique de cession d’entreprise. Les 200 millions d’euros correspondent au chiffre d’affaires de SSI alors que le prix de cession a été très largement inférieur. La valorisation finale de la SSI confirme qu’un pool d’investisseur dont le Groupe Charaf Fertima faisait partie aurait pu aller au bout du processus d’achat malgré la présence de compétiteurs de taille mondiale.
Nous précisons que nous ne faisons qu’exercer notre droit de réponse sur la partie de l’article visant le groupe Charaf Fertima. Pour ce qui est de la vie privée de Mr Amine Kandil, notre réponse reste strictement dans le domaine professionnel.
Nous restons à la disposition des médias pour toute information supplémentaire.
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